Buffalo Bill

Le Far West au temps de Buffalo Bill

De son véritable nom William Cody

Rappel de la situation de l’époque – 1861

Le Poney-Express était un service de courrier à cheval et très exactement à poney, qui reliait Saint Joseph du Missouri à Sacramento sur une distance de 3000 kilomètres. Ce service rapide d’acheminement des lettres, traversait les country les plus sauvages où déambulaient les caravanes de pionniers. Le Poney-Express réclamait des cavaliers à la fois jeune et expérimentés, légers et endurants, et qui pouvaient parcourir plus de 125 kilomètre par jour avec 10 kilos de courrier.

Le 24 octobre 1861, la première ligne télégraphique se mettait en marche et venait brusquement étouffer le Poney-Express qui n’avait duré que dix-huit mois. Parallèlement, les lignes de chemin de fer se développaient. A cette époque, tout l’Ouest était en mutation. Remués depuis des siècles par des galops de bisons et de chevaux sauvages, ces immenses territoires connurent brusquement une fracassante civilisation nouvelle. Réveillés par leur ancestrale sagesse, les Indiens dont les chasses se trouvaient profanées, ont ressenti une grande colère.

En cette période, l’ennemi officiel et permanent de l’armée était devenu l’Indien. Un nouveau style de guerre était né qui n’avait rien à voir avec la guerre traditionnelle en batailles rangées. Cela ne correspondait pas non plus à la guérilla avec ses embuscades en des lieux étroits, ses repaires secrets et ses maquis. C’était une guerre d’explorateurs, dans les immensités découvertes très souvent inconnues, où le guide avait plus d’importance que le stratège ou le guetteur. Avant d’être investie contre les hommes, la guerre était engagée contre la géographie.

De 1861 à 1865, un autre conflit plus classique ensanglantera les États-Unis : la guerre de Sécession. Cette guerre civile éclata en 1861 à propos de la suppression de l’esclavage. Les États abolitionnistes de Nord furent opposés aux États esclavagistes du Sud. Le conflit se solda par la victoire des États du Nord en 1865. Certains hommes se sont trouvés confrontés aux deux guerres : combattants contre les sudistes et éclaireurs dans la lutte contre les Indiens, William Cody dit « Buffalo Bill » fut de ces hommes.

L’Ouest Américain était en proie à l’expansion du chemin de fer qui s’établissait de plus en plus. Le travail se faisait dans des conditions incroyables. Le terrain était creusé avec des racloirs d’acier pour tracer la voie, puis les rails étaient posés. Les hommes travaillaient sous un soleil torride, campaient n’importe où, et mangeaient ce qu’ils pouvaient comme ils pouvaient.

Les serpents de métal s’allongeaient grâce à des équipes d’ouvriers à toute épreuve, qui pour trente dollars par mois, acceptaient toutes les embûches. Ils étaient aussi confrontés au danger de mort par une attaque des Indiens dont on dévastait les territoires de chasse. A l’extrémité Ouest, dans la section de Sacramento, il y avait beaucoup de Chinois, hommes durs à la peine et se contentant d’un repas frugal. Dans le Kansas, les ouvriers pour la plupart occidentaux souffraient de plus en plus de manque de viande.

C’est dans cet environnement qu’ a vécu William Cody, qui lorsqu’il était encore scout (éclaireur)par défit aux Indiens amateurs de scalps, avait laissé pousser très longs ses cheveux ; moustaches en croc et pointe de barbe. Pendant la guerre il fut irremplaçable auprès des Indiens, car dès son plus jeune âge il avait joué avec des enfants indiens, avait chassé le bison avec eux, avait appris leurs coutumes , leurs secrets et leurs tactiques. Sa tenue se complétait de bottes montant à mi-cuisse et d’un chapeau Stetson à large bord, ce qui lui donnait cette silhouette très particulière et qui rappelait un peu celle des mousquetaires.

Une anecdote au sujet de ce chasseur de bison que fut William Cody et qui avait pour mission d’abattre plus de 4000 bisons en dix-huit mois, lui fera connaitre un triomphe. Ce fut un jour de chasse où il fut attaqué par les Indiens, son seul salut aura été de mettre le feu aux herbes de la prairie. A quelques miles de là, la garnison de Fort Hayes aperçut le signal et comprit. Un escadron de cavalerie arriva au moment où Cody n’avait plus de munitions. Entre temps lui et son allié Scotty, sous une pluie de flèches, étaient parvenus à charger les bisons sur le chariot et à tenir en respect la horde. Le soir, Cody fut porté en triomphe par les ouvriers du rail. Une chanson « country » fut improvisée en donnant au héros du jour un surnom qui devait, sa vie durant, son titre de gloire et sa légende :

Buffalo Bill, Buffalo Bili ……………….. (Buffalo : bison)

Never missed and never will …………. (n’a jamais rate et ne ratera jamais son coup!)

Always aims and shoots to kill ……….. (toujours il vise, il fait mouche)

And the company pays his Buffalo Bill ………. (Et la Compagnie rend homage à son Buffalo Bill)

C’est ainsi que William Frederick Cody, fils d’Isaac Cody, devint “Buffalo Bill”!

Le phénomène country n’était peut-être pas d’actualité à cette époque, toutefois c’est en musique que ce récit se termine.